Un amour fictif

Nouveau serveur : http://tomthomaskrebs.blogspot.com

samedi 26 septembre

Hôtel Woodstock - Taking Woodstock

Hotel Woodstock

takingWood

Un film écrit par James Shamus, d’après le livre écrit par Elliot Tiber et Tom Monte
Réalisé par Ang Lee.

Tout le monde connait l'évènement de 1967 : Bob Dylan, les Who et tant d'autres réunis pour trois jours de paix et de bonheur dans un bled perdu des Etats-Unis. Ce que l'on sait moins, c'est comment ce lieu a-t-il été choisi, et que c'est-il passé autours de ce festival...

Résumé :
Dans un motel perdu aux états unis, dans l'état de. La situation est grave : le lieu n'est plus aux normes de sécurité, et par suite, il ne reçoit plus personne. Parallèlement à cet état de chose, les propriétaires, une petite famille qui a passé 40 ans ici, avec un fils désormais président de la chambre de commerce du coin, n'ont plus un rond, et doivent rembourser des emprunts.
Le fils organise un petit festival de musique et d'art. Il entend parler du festival de Milchway qui cette année va lui faire concurrence. Tout à coup, il apprend dans le journal que le maire de Milchway a refusé de donner un permis à ce festival, pour cause du nombre de hippie qui qui allaient être attirés.
Tout de suite, le fils prend le téléphone.

Tout va s'enchainer, et cette petite vie paisible, avec ces petits ennuis va sortir de l'ordinaire.

C'est ainsi que nous verront la façon dont a été louée le champ de Max, le début des arrivées, la joie des jeunes, les quelques craintes des habitants allant jusqu'à tagger des murs et insulter la famille de proprio de juifs pédés avec des croix gammées... et bien sur, sur la colline, le LSD et l'orage qu'il y a eu pendant une partie des festivités.

takingWood5

Le split-screen :
La réalisation veut montrer qu'on est à la fin des les années 60. Quoi de mieux que des passages en split-screen, soit avec deux, trois voir quatre écran en parallèle à des moments de joie et de bazar généré par la préparation du festival (ce procédé de split-screen "date" le film car il a été beaucoup utilisé dans ces années)

takingWood4

Principe et structure :
Le film est basé sur le même principe que Bobby (écrit et réalisé par Emilio Estevez). Le point de vue est la première chose à choisir : alors que Bobby veut nous faire comprendre comment fonctionne la politique, du plus bas au plus haut niveau, dans le cadre de l'organisation d'un trajet du président Kennedy, Hôtel Woodstock a choisi de montrer les causes et les conséquences qui entourent un spectacle d'une telle ampleur - si le spectacle avait eu lieu de nos jours, nous l'aurions certainement qualifié de rave partie. Hôtel Woodstock prend le parti de ne rien montrer du concert. Comme dans Bobby, il faut un moment qui se rapproche le plus du sujet pour lequel les spectateurs sont venus : un seul plan nous présente Jimmy Hendrix, enfin... la folie de la fête, du plus loin qu'on put la voir, derrière les derniers spectateurs, en haut de la colline. Ce plan court, finit en une mer pour le protagoniste, grâce à l'acide qu'il a prit auparavant.
La volonté de représenter Woodstock à généré deux préparations d'évènements qui n'ont pas vraiment été résolue. Lorsque la mafia vient voir le motel pour proposer ces services moyennant finances, elle est jeté dehors, et on dit au protagoniste qu'il faut y faire attention. De même avec les taggeurs 'néo-nazis'. La résolution de ces deux intrigues passe à toute allure lorsque le père et l'homme s'occupant de la surveillance courent après deux personnes en disant que le problème de sécurité est réglé.
Je comprend, dans un sens, étant donné le sujet et sa proximité historique, qu'il n'aurait pas fallu entrer dans le film noir. Mais, je regrette, en contre partie, que la résolution n'ai pas été plus appuyée.

takingWood3

Le plein et le vide
Ce qui apparait extraordinaire, c'est ces moments de vide dramatique.

L'exemple le plus fort du film : Le protagoniste va voir la fête. Mais il rencontre un policier. Ce dernier lui dit être venu casser du hippie, mais que depuis qu'il est arrivé, il ne sait plus : les jeunes sont calmes, et vont calmement au spectacle. Le policier n'est plus une menace. Au contraire, il propose au héros de monter derrière lui, puis il slalome entre les voitures et les gens pour se rapprocher de la fête. Suit un long plan séquence qui présente les 'hippies' : ceux qui jouent aux échecs, celle qui dort sur la capote de la voiture, celui qui répond à une interview, ceux qui filment trois bonnes sœurs qui vont au concert...
A ce moment, j'ai pensé à un catalogue photographique que l'on dépoussiérait. Pour un néophyte, voir ces images, et les placer dans le contexte de ce qui est passé sur arte en été 2007 (reprise de Woodstock), il y a quelque chose de passionnant. Mais en un sens, à ce moment, je me suis éloigné du film, car j'y ai vu un plan d'un film de Godard (le nom m’échappe) qui présentait, de la même façon, l'arrivée des congés, et les bouchons que ces derniers généraient.
Puis, le héros continus à pied, et tombe sur un couple hippie avec qui il se shoote. Calme plat, dramatiquement parlant. Une fois qu'il s'est shooté se pose une question d'école : faut-il ou non montrer le shoot ? Dans ce cas, le choix a été fait de le montrer. Le shoot est toujours dramatiquement vide... au final, peut-être n'y a-t-il eu que 2 minutes sans actions, mais on a pu en ressentir 10. C'est le moment que j'ai le moins apprécié.

takingWood2

Comment écrire un film de ce type ?
Il suffit de prendre un protagoniste qui sera suffisamment impliqué de tous cotés pour présenter un maximum de facettes de ce moment spécial. Ceci vaut pour Bobby, pour Titanic (écrit et réalisé par James Cameron, voyez Le rôle que tient Léonardo Di Caprio) ou même pour Cartouche (écrit par Philippe de Broca, Daniel Boulanger et Charles Spaak, réalisé par Philipe de Broca, avec JP Belmondo). Une fois que l'on tient ce protagoniste, il n'y a plus qu'à lui donner une évolution psychologique. Dans le cas présent, le personnage principal finit par se détacher d'une mère un peu trop encombrante, en arrivant à gérer lui-même ses comptes.


Hôtel Woodstock : Bande-annonce (VOSTFR)

Posté par tomthomas à 22:34 - films - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : , , , , , , , , , , , , , ,

Commentaires

Poster un commentaire